Question d'Anaïs sur Etre soi-même

Publié le par Christophe Leconte


le plan suivant est celui qui vous avez rédigé sur le premier site (je le
remets pour vous le remettre en mémoire), je voulais savoir si on pouvait
rajouter plusieur choses;
premiérement; l'inconsient; le fait que je peux refouler une nature et ne
plus vraiment étre ceque je suis
deusiémement; si on pouvait parler du déterminisme; et dire qu'on est pas
soi mais seulement un mécanisme
et pour finir si on pouvait parler de la dépréssion et justement se demander
si aujourd'hui il n'y avait pas une grande difficulté a étre soi méme, a se
trouver
L'emploi d'une analyse de l'inconscient pour ce sujet est délicat.
 
On pourrait dire que "nous ne sommes jamais nous même" parce que nous refoulons notre "moi  profond". Mais cela assimile notre moi profond au "ça" bloqué par le surmoi.
Si on veut être plus précis, on peut faire référence à une analyse Freudienne du moi : Le moi est une construction à partir des expériences de la réalité (le ça désirant constate que seulement dans la réalité il peut satisfaire c'est désirs, il doit donc prendre en compte la réalité et en synthétiser les expériences dans le moi ). Le moi a donc une tâche harmonique ( de gestion des 3 autres instances) particulièrement délicates, il est "comprimé par le ça, opprimé par le surmoi, repoussé par la réalité", et Freud conclut " la vie n'est pas facile. Etre moi est donc une tâche délicate, un échec est toujours possible, un éclatement du moi envisageable, comme c'est le cas dans la psychose.
 
En ce qui concerne le déterminisme, il y a une remise en cause du sujet. On pourrait dire que nous ne sommes nous mêmes que lorsque nous parvenons à n'avoir comme contraintes, que " les nécessités de notre propre nature " comme dirait Spinoza.
Dans un autre registre, Nietzsche considère qu'il est vraiment lui même, que ses idées sont vraiment siennes, non lorsqu'il les a réfléchi, mais lorsqu'elles se sont développées en lui comme les fruits se développent sur l'arbre et qu'elles sont l'expression " de son terroir et de son soleil". Etre soi même est moins un travail sur soi dans cette optique qu'un processus de délivrance et de maturation.
 
La dépression est également une "maladie du moi". Ce n'est pas qu'on ne parvient pas à être-soi même, c'est surtout que l'on ne parvient pas à s'apprécier.
Cependant, tous ces aspects du sujet, ont tendance à considérer qu'être soi correspond à un verbe d'Etat : Nous sommes, et il faudrait permettre de révéler cette être.
Ce point de vue me semble dépassable par le fait de considérer le verbe "être" dans l'expression "être soi-même" comme un verbe d'action.
 
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