conclusion sur la conscience pour TS
La conscience manifeste donc la distance que l’homme peut avoir par rapport au monde et par rapport à lui-même : dans l’appréhension humaine du monde la conscience permet de donner un sens, d’interpréter ou de comprendre. La conscience de l’homme par lui-même lui permet de se constituer comme sujet.
Cette conscience que l’homme a de lui-même peut lui donner l’illusion d’une indiscutable permanence, d’une identité du sujet en dehors même des changements qu’il constate.
La réflexion apprend qu’une telle croyance est discutable : le sujet peut connaître des éclipses de conscience, et ne plus parvenir à faire la synthèse entre ses diverses représentations internes et externes ; la conscience de soi n’est pas une connaissance de soi. Une telle connaissance est possible par les autres humains qui se révèlent ainsi comme sujet justement, comme des consciences capables de jugement et d’une dignité.
La conscience est en effet ce qui offre à l’humain, non forcément une plus grande possibilité de bonheur, mais une plus grande lucidité.