Présentation de la philosophie
PRESENTATION DE LA PHILOSOPHIE
Etymologie
- Opposer amour de sagesse à sagesse. Amour de sagesse => dynamisme, quête. La sagesse est une conception déterminée du monde et une discipline pour l’insertion à l’intérieur de ce monde.
Cf Boudhisme ou stoïcisme.
Cf Boudhisme ou stoïcisme.
- Analyse sagesse : 2 aspects Action
Action, partie de la philosophie morale et pratique. Cf Stoïciens ou épicuriens. Abordé dans cours sur morale. Mais pas le seul aspect de la sagesse. Par exemple quelqu’un qui se conduit de façon plus que correcte peut être appelé un héros, il n’en est pas pour autant un sage. Il lui manque le savoir Cf Descartes
Savoir , connaissance, forme la plus courante de la connaissance : Science. Proximité voire fusion antérieure entre science et philo.
Recherche du contraire de la connaissance : ignorance..
Plus bas que ignorance : Opinion = ignorance de l'ignorance, conviction infondée. On peut dire que même lorsqu’elle a raison l’opinion a tort, parce qu’elle n’a raison que par hasard et que rien ne fonde, en raison son jugement. Il vaut mieux avoir intelligemment tort que bêtement raison.
=> plan : Etude du rapport avec notion contraire => Analyse du rapport entre opinion et Phi.
Etude du rapport avec notion proche: savoir et science
I/ opinion et Phi
1/ Rapport entre les 2
- L’opinion n’a pas un rapport avec toute connaissance. Par exemple aucun rapport avec la mécanique quantique
- Omniprésence des préoccupations philosophiques dans l’opinion:
* les mots liberté démocratie, bien, mal, etc. font partie de l'univers quotidien.
- Les affirmations de l’opinion concernant des notions n’est pas de la philosophie Pour ceux qui émettent ces opinion elles ne posent pas problème.
=>Le monde quotidien est celui de l'affirmation et du familier.
Face à l problème philosophique, on considère que le sens commun pourrait y apporter une réponse sans passer par une recherche complexe.
ex : " le mal c'est tuer, voler etc. " " la justice c'est rendre l'argent qu'on a prêté "
Rapport entre le sens commun et la philosophie.
2/ Opposition:
- la philosophie = étonnement
cf. Socrate dans le Théetète « la philosophie est fille de l'étonnement ».
- Le sens commun ne s'étonne de rien, pour la philosophie, tout est étonnant:
ex: L'homme parle sans considérer qu'il est étonnant d'avoir la possibilité de traduire ses pensées, sans se demander si ce qu'il pense va être correctement exprimé par un système de signes
- Philosophie = questionnement.
L'opinion ne " se pose pas de question # La philosophie est questionnement perpétuel.
Pour elle, rien ne va de soi, ni le beau, ni le vrai, ni le bien.
Contrairement au jugement populaire qui suppose connu les mots qu'il emploie la philosophie cherche ce que sont les choses.
Le questionnement est donc un moyen de connaissance, qui justement oppose la philosophie et l'opinion mais c'est également un moyen pédagogique.
3/ Illustration par un exemple : Socrate. le Ménon
Exposé du conflit entre la rhétorique = emporter l'adhésion et la philo: chercher la vérité
Ménon expérience de la vie, etc.
Socrate l'interroge sur la vertu ( = courage, qualité propre de l'homme de bien)
" Il n'y a pas de difficulté pour moi à en parler " -> interrogation ->
« La vertu c'est ne jamais reculer » = phalange Spartiate.
obj.: La stratégie commande parfois un repli, ne jamais reculer = bêtise
« La vertu c'est être capable de commander aux hommes ».
obj. Les femmes et les enfants peuvent être vertueux sans commander
" La vertu c'est vouloir les bonnes choses "
obj. L'or et l'argent sont des bonnes choses mais ne rendent certainement pas vertueux.
Analyse de l'exemple:
Erreur de Ménon :
- Rapidité de la réponse. Signe souvent, mais pas toujours de l’irréflexion. Peut être aussi le résutlat d’une pensée antérieure.
- S'en tenir uniquement à l'exemple, de confondre un exemple de courage avec la définition du courage.
Dire ce qu'est une chose c'est définir
- On peut définir en extension: donner la liste exhaustive de ce qui est concerné par le concept ( un homme c'est 2 bras 2 jambes etc.
- Ou bien définir en compréhension = donner les limites exactes d'application du mot, donner une explication qui puisse valoir pour toutes les occurrences où le mot est employé: def par genre proche et différence spécifique par exemple: Homme = animal sans plume.
- Cette attitude est caractéristique de l'opinion qui ne peut pas s'élever du particulier au général
cf. discours de l'opinion énoncé plus haut: " le mal c'est tuer, voler etc. " " la justice c'est rendre l'argent qu'on a prêté "
La philosophie lutte donc contre l'opinion parce qu'elle cherche à connaître la définition des choses, ce qu'elles sont. A éviter la confusion, par exemple entre le courage et la tenacité
- Méthode de Socrate
L'enseignement de Socrate
Il n'a rien appris au sens propre à Ménon, dans le sens où il ne lui a pas transmis un savoir
il lui signifie simplement que ce qu'il croit savoir, il ne le sait pas.
Il le fait réfléchir,
4/La philosophique comme entreprise de réflexion
Explication caractère métaphorique de la réflexion.
La réflexion c'est donc revenir sur ce que l'on croyait être évident
c'est pourquoi aussi la philo s'oppose à l'opinion qui admet toujours tout comme évident cf Nietzsche: " Le grand credo de l'opinion c'est la valeur en soi des valeurs. "
- Faire de la philosophie c'est alors effectuer un acte au sens propre, c'est ce proposer une tâche qui ne peut se déléguer
« On ne peut apprendre la philosophie, on ne peut qu'apprendre à philosopher » .Kant
- Là est la grande spécificité de la philosophie: elle ne constitue pas un ensemble de théories constituées, ( comme la géométrie par exemple ) qui groupées ensemble formeraient La philosophie, c'est en vertu de cette spécificité que l'accusation de contradictions porte à faux: il peut y avoir des démarches différentes, l'important est moins leur conclusion que l'originalité de ces démarches.
Philosophie ecole de liberté
- C'est pour cela aussi que l'on a besoin de la bonne volonté: on peut obliger quelqu'un à apprendre une formule de mathématique, on ne peut jamais le forcer à réfléchir.
La philosophie est donc essentiellement recherche et elle peut être condamnée à n'être que recherche. Cependant ce statut apparemment humble, elle le revendique pour toute autre discipline
Détermination du véritable contraire.
-Opposition plus grande encore aux formes peremptoires ou violentes de l’opinion que sont le dogmatisme et le fanatisme. Dans ce cas la recherche de la vérité se dégrade en illusion de possession de la certitude.
- La philosophie peut être utilisée par le fanatisme et le dogmatisme ( Cf Marx par Staline ), mais ce n’est plus faire de la philosophie c’est apprendre une philosophie
" La philosophie se trahit elle même lorsqu'elle dégénère en dogmatisme, c'est à dire en un savoir mis en formule définitif, complet. Faire de la philosophie c'est être en route,; les questions en philosophie sont plus importantes que les réponses et chaque réponse devient une nouvelle question.Karl Jaspers Introduction à la philosophie.
Exemple de impos. Philo et dogma:
Un philosophe peut être religieux mais jamais dans l’acte philosophique.
- Loin donc d'être un ensemble de savoirs paradoxaux parce que souvent contradictoires, la philosophie est une épreuve de recherche et l'histoire de la philosophie, l'histoire de cette recherche, non la collection de savoirs sans rigueur puisque sans cohésion.
- De même, loin d'être éloignée de la réalité à laquelle ramènerait seule des conceptions moins complexes, la philosophie est au coeur de la réalité: Elle s'interroge sur les problèmes de la vie quotidienne, la justice, la technique, la science. Si elle paraît être éloignée des choses c'est parce qu'elle cherche à savoir ce qu'elles sont.
- Cependant il existe d'autres disciplines de recherche, d'autres tentatives pour comprendre le monde.-> les sciences. Nécessité en conséquence d'examiner le rapport entre la philosophie et les autres entreprises de recherche:
II LA PHILOSOPHIE ET LE SAVOIR
La connaissance scientifique apporte des notions plus précises et des réponses apparemment plus définitives. Elle apporte un savoir.
1) Aspect partiel et abstrait de la science
Cependant elle reste toujours partielle et abstraite. La philosophie est concrète parce qu'elle prend en compte l'ensemble du réel: La science explique pourquoi tel phénomène se produit plutôt que tel autre, la philosophie pose la question " pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? "
2) Presence de postulat dans la démarche scientifique
De plus elle interroge le monde avec un ensemble de présupposés, de postulats ( système
algébrique ) et elle ne peut se permettre de remettre en question ses outils: Un mathématicien qui s'interroge sur l'existence des nombres ne peut en même temps découvrir de nouvelles propriétés des nombres.
Lorsque la science effectue cette remise en question, elle réfléchit sur elle même. Mais alors cela n'est plus de la philosophie, c'est de la philosophie des sciences qui porte un nom: l'épistémologie.
- Extension de la philosophie:
Tout ce qui est réflexion est philosophie
Exemple: un juriste qui réfléchit sur la nature des lois est aussi un philosophe
- Modestie philosophique:
Elle n’appartient à personne, elle n’est pas le privilège d’une caste, il arrive que des non professionnels soient les meilleurs.
Conclusion La philosophie est donc une recherche plus radicale et plus complète que la démarche scientifique.
3) Comment la philosophie procède par rapport aux autres savoirs ?:
Le procédé de connaissance philosophique est souvent inverse de la connaissance propre aux autres recherches: La science pose des postulats, effectue des expériences et ensuite travaille par déductions dans le cadre qui lui est propre.
Induction
- Dans un premier temps la philosophie est inductive, elle se demande
exemples
« sur quels principes sont fondées ces connaissances » ?
Comment est - il possible que moi qui suis différent de l'objet je puisse avoir un rapport à l'objet qui soit un rapport de connaissance, est-ce l'objet que je connais ou est-ce seulement la perception que j'en ai ?
La philosophie ajoute donc l'induction à la déduction scientifique, la réflexion critique sur le savoir.
Cependant les sciences aussi peuvent être inductives:
exemple : Que suppose l'existence d'espèces différentes sur une île isolé comme les Galápagos ?
Radicalité de l'induction
- Son effort est un effort de radicalité, la meilleur philosophie est celle qui pose la question radicale. Et dans le domaine du savoir une des plus radicales est " que puis-je connaître ,".
Application au domaine moral:
Un moraliste va chercher à dresser un code de ce qui est bien ou mal, Un philosophe comme Nietzsche va se demander: Nos valeurs sont elles des absolus ou ont elles une origine, est-ce que on ne pourrait pas les juger en fonction de critères déterminants ?
Donc philo = induction radicale.
Application à la connaissance: Que puis-je connaître ?
Mais elle ajoute également des déductions qui ne sont pas confinée à un domaine
Un scientifique déduit, découvre sans poser la question des conséquences possibles de ses découvertes
La science reste muette sur les conséquences sociales ou écologiques, elle reste muette surtout sur l'opportunité de telle application, sur la finalité de ses actes, elle dit ce que l'on peut faire, pas ce que l'on doit faire. Seule la réflexion peut proposer des fins
La Philosophie, elle, pose la question " que devons nous faire " en posant la question des valeurs
Le domaine de cette interrogation dépasse les seul domaine scientifique, il est lié à toute existence humaine:
Conclusion: la philosophie s’étend donc à tous les domaine et parvient à les confronter.
III IMPORTANCE PERSONNELLE DE LA PHILOSOPHIE0
1) La maîtrise du savoir et des convictions
- La philosophie permet donc non seulement de comprendre le statut d’une recherche et ses conséquences mais elle permet aussi maîtriser les croyance personnelles:
Sans la philosophie, la morale individuelle n'est que la reproduction ou l'inversion d'une morale assimilée ( la révolte est là encore une seconde servitude)
- La réflexion pousse à se demander, non pas seulement
« est-ce que ce que je fais est bien ? » mais aussi :
« est-ce que ce que je considère comme bien l'est véritablement: ? »
- ce qui amène la question : « qu'est-ce qui est bien » à réfléchir sur les principes.
Elle transforme ainsi une opinion en une conviction, en un résultat de pensée
- C'est en ce sens que la philosophie est une école de liberté, elle apprend à agir selon ses propres lois, à être au sens propre autonome.
Différence entre l'acception commune des principes et la considération philosophique:
Un principe c'est ce qu'on pose en premier, Il fait appel à la réflexion.
Une personne qui normalement affirme: " j'ai des principes " affirme cela pour couper court à une argumentation, , c'est un individu dont les conviction sont des réactions, non des décisions.
Affirmer: "J'ai des principes c'est ne pas en avoir.
2) Statut de la philosophie:
Aussi ne peut-on pas dire que la philosophie n'apporte pas de réponse, encore moins dire qu'elle n'apporte rien.
- Elle permet de saisir la complexité des problèmes: Elle ne va pas répondre par exemple de but en blanc à la question " l'homme est-il libre " avant d'avoir par exemple distingué la liberté politique, l'autonomie, l'indépendance.
- Elle permet de saisir la complexité des problèmes: Elle ne va pas répondre par exemple de but en blanc à la question " l'homme est-il libre " avant d'avoir par exemple distingué la liberté politique, l'autonomie, l'indépendance.
La philosophie permet donc de connaître la complexité du monde et des problèmes qui assaillent l'homme et de les traiter logiquement. Elle enrichit le monde
Elle permet donc d'éviter certaines erreurs: On ne peut pas dire par exemple en philosophie si Dieu existe ou non mais on peut affirmer qu'il est impossible de démontrer ou son existence ou son inéxistence.
Mais elle permet aussi, lorsqu'une question n'est pas de l'ordre du connaissable, d'en comprendre la complexité et les implictions ( par exemple les implications sociales du fait religieux, son rapport avec le sacré etc. ) et de choisir en connaissance de cause, de remplacer l'irreflexion de l'opinion par la conviction réflechie.
Mais elle permet aussi, lorsqu'une question n'est pas de l'ordre du connaissable, d'en comprendre la complexité et les implictions ( par exemple les implications sociales du fait religieux, son rapport avec le sacré etc. ) et de choisir en connaissance de cause, de remplacer l'irreflexion de l'opinion par la conviction réflechie.
Conclusion
La philosophie commence donc par un rapport autre que le rapport immédiat au monde, que la confiance. c'est cela l'étonnement.
Elle se poursuit par un retour sur ce que l'on croyait, par une réflexion.
Cette réflexion se mène par une remontée vers les principes, une compréhension de tout ce qu'implique l'énoncé d'une proposition.Il existe bien d'autres recherche procédant d'un façon analogue Mais l'originalité philosophique de cette remontée se situe surtout dans sa radicalité
| 1) Qu'attendez-vous de la philosophie ? 2) Quelles sont vos aspirations professionnelles ? personnelles ? 3) Quels sont vos centres d'intérêt ? 4) A quel milieu socio culturel pensez vous appartenir ? 5) Comment concevez vous votre rapport aux autres ? 6) Quelle est pour vous la chose la plus injuste ? 7) Quelle note avez-vous obtenue au Bac Français ? 8) Que représente pour vous la sagesse ? | 8) Que représente pour vous un travail ? 9) Pensez-vous qu’il y ait des sauvages ? 10) Qu’est-ce qu’être libre pour vous ? 11) Votre existence vous paraît-elle avoir un sens ? 13) Quelles sont vos valeurs ? 14) En quoi croyez vous ? 15) Etes-vous heureux ( se) ? |
Proposition d'exposés
| La publicité Le choc des cultures La nature Les inégalités | Le châtiment Les religions monothéistes Le racisme |
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