L'art

Publié le par Christophe Leconte

L'ART

Intro

 

Distinction entre l'art et les beaux arts:

- Tous deux sont des productions humaines

Cependant l'art ( techné) vise l'utile (regarder une oeuvre technique c'est considérer à quoi elle peut être utile)

L'art de l'oeuvre d'art ne cherche pas une fin qui lui soit extérieur, mais une valeur: le Beau.

Pose plusieurs problèmes:

- L'art trouve-t-il une beauté qu'il représente ou est-il par lui même générateur de cette beauté ?

Dans la seconde hypothèse qu'est-ce qui lui permet de faire émerger cette beauté ?

- Possibilité d'expliquer l'élection de l'artiste par un contexte de création ?

- Possibilité d'expliquer par une particularité psycho ?

Recours au don ?

Quoi qu'il en soit il reste que l'art est le lieu d'une rencontre , aussi ce qui serait une clé pour comprendre l'art ne serait pas la magie de la création mais l'effet sur le spectateur.

Il s peut cependant également, ce qu'il faudra donc envisager aussi , que la meilleure compréhension de l'art ne se situe ni dans le spectateur , ni dans le créateur, mais dans l'oeuvre elle même.

 

I L'art imitation de la nature.

 

- Possible beauté intrinsèque de la nature: cf. romantiques t surtout Chateaubriand: force des orages, exubérance vitales des êtres vivants etc.

 

relativisme total à ce niveau.

La beauté des êtres vivants est variable Les représentants des cannons de la beauté sont purement sociales: donc variables

- Historiquement Cf. l'idéal de Beauté au XVIIIème dans les tableaux de Boucher

- Culturellement: cf. les femmes plateau ou girafe en Afrique.

pour tout le relativisme cf. Voltaire et le crapaud aux gros yeux jaunes.

 

On peut affirmer que la beauté des êtres vivants dépend d'idées et des symboles conventionnels de ces idées.

Une société admirera la douceur et la grâce juvénile, la pureté.

Une autre admirera la puissance Cf. L'anecdote à propos de l'apollon du Belvédère refait par Montorsolli au XVème siècle.

Même si l'idée ( la puissance ou la distinction ) sont les mêmes les symboles sont variables:

Blancheur, symbole de puissance sociale = beauté au moyen age.

Bronzage, symbole de la même chose = beauté actuelle.

 

Même chose pour les paysages: Un romatique s'extasiera sur un paysage troublé,

Un sage antique sur un paysage serein pour méditer.

 

Donc dans le cas d'un art imitant la nature, art comme représentation d'une belle chose, aucune théorie esthétique n'est possible.

Cette conception => un rapport entre la perfection de l'imitation et la valeur de l'oeuvre qui peut faire dégénérer l'art en une falsification ( cf. les raisins de Zeuxis ).

La conception d'un art imitatif => une condamnation de l'art par une condamnation de l'imitation.

" L'art d'imiter est donc bien éloigné de lu vrai de trois degrés et, s'il peut tout exécuter c'est semble-t-il qu'il ne touche qu'un petite partie de chaque chose, et cette partie n'est qu'un fantôme. Platon République X.

Plus grave, dans ce cas l'art n'est qu'une imitation et a donc une valeur inférieure par rapport à ce qu'il imite.

" Quand l'art s'en tient au but formel de la stricte imitation il n e nous donne à la place du réel que la caricature de la vie." Hegel Esthétique p.13 P.U.F

Le principe d'imitation ne permet pas de comprendre l'art, il répond à un but extra artistique: copier. Il exprime donc ce qui dans l'art n'est pas spécifiquement artistique.

Il s'agit alors d'essayer de comprendre l'art non pas par rapport à autre chose que lui même, mais par le mouvement, le processus qui permet l'émergence du beau, la création artistique.

 

II LA CREATION ARTISTIQUE.

 

A) La réduction psychologique.

 

Toute création => un créateur, Pos donc de comprendre l'art par un schéma psycho explicatif-> trouver la spécificité psychologique qui, dans l'artiste rend copte de la création artistique.

 

- Dans un premier temps renvoi possible de cette capacité au mystère:

" C'est chose légère que le poète, ailée, sacrée, il n'est pas en état de créer avant d'être inspiré par un Dieu, hors de lui et de n'avoir plus sa raison. " Platon Ion

 

1) Explication quantitative:

Expliquer la création artistique par une spécificité quantitative de l'artiste: L'art est don, création hors de soi, il suppose donc un surcroît de forces vitales demandant à s'exprimer.

" L'homme qui sent en lui un excédent de ces forces qui embellissent, cachent, transforment, finira par chercher à s'alléger de cet excédent par l'oeuvre d'art; dans certaines circonstances c'est tout un peuple qui agira ainsi. " Nietzsche Humain top humain p. 109 Mercure de France.

L'artiste serait alors une heureuse exception. Cependant le principe de la création artistique reste là extérieur, et même mystérieux.

 

2) explication psychologique proprement dite

Freud, passage du principe de plaisir au principe de réalité est douloureusement senti => Dvt de l'imagination pour permettre un substitut à la satisfaction instinctive à laquelle il fallait renoncer dans la vie réelle. cf. Lautrec.

- L'artiste serait donc un névropathe = un individu donnant une priorité au monde imaginaire sur le monde réel.

" Ses créations, les oeuvres d'art, étaient les satisfactions imaginaires de désirs inconscients, tout comme les rêves, avec lesquels elles avaient d'ailleurs en commun d'être des compromis."

Freud Ma vie et la psychanalyse, p.102 Gal.

Différence du rêve et de la création artistique: le rêve produit des représentations symbolique qui ne signifient quelque chose que pour le rêveur, la création artistique permet de satisfaire aussi les aspirations inconscientes du spectateur.
cf. Hamlet, trouble par le souvenir du complexe d'Oedipe.

L'analyse psychologique de l'artiste permet une explication de la création pressent par le passé de l'artiste.

Cependant l'artiste est inséré dans un contexte historique et social, son passé personnel permet d'expliquer son oeuvre, mais la société dans laquelle il vit le permet également:

Marx Contribution à la critique de l'économie politique.

Ce qui s'exprime dans une oeuvre d'art ce sont les confits de classe.

L'art est idéologique Participe à cette illusion qui fait passer les intérêts d'une classe pour les intérêts de la société toute entière. Cf. Virgille L'éneide = besoin de légitimité des Romains, Velasquez représente la noblesse représentée d'un aristocratie, le théâtre classique est chargé de faire passer des valeurs aristocratiques etc.

Problème: les disciplines interprétatives ne rendent pas compte de la spécificité du travail de l'artiste, elles le réduisent à autre chose qui n'est pas lui.

Objection principale: les disciplines interprétatives, expliquent bien pourquoi quelqu'un crée mais n'explique en rien la valeur de sa création.

N'explique pas par exemple la différence entre un grand artiste et un médiocre.

cf. Sartre : " Flaubert était peut être un intellectuel bourgeois, mais tout intellectuel bourgeois n'est pas Flaubert."

Même chose pour l'explication psycho.

 

Critique plus générale: les disciplines interprétatives se prétendent scientifiques alors que leur irréfutabilité même les rend suspectes.

cf. Proust: " Les critiques ayant trouvé une clef cherchent à donner à nos oeuvres la forme d'une serrure.

 

B) Spécificité de la création artistique comme production:

 

Compréhension non plus psychologique mais conceptuelle, essayer de comprendre ce qui distingue la création artistique de ce qui lui est proche: l'activité reproductrice également appelée art ( cf. les arts et métiers )

Distinguer les arts mécaniques et les beaux arts.

- Ce qui permet à un artisan de produire, à un menuisier de faire un lit par ex.: une règle qu'il applique.

La faculté de bien appliquer une règle est l'habileté.

L'habileté est la faculté de bien appliquer une règle logiquement antérieure au produit.

La faculté de création artistique ne se définit pas comme une habileté:

Il n'existe pas de recette du beau, pas de règle à appliquer pour produire une oeuvre d'art.

On peut copier une oeuvre d'art en retrouvant comment elle a été faite et en reproduisant le processus qui a permis de la produire.

On peut ainsi réaliser des exemplaires.

Cependant une oeuvre d'art ne peut être effectue à partir de règles antérieures, elle donne la règle, elle n'est jamais un exemplaire, elle est exemplaire parce qu'originale. ( cf. Kant Critique de la faculté de juger § 46.)

Exemple de règles de l'art: Harmonie, équilibre en architecture ou sculpture.

Ces règles ne sont pas là avant l'oeuvre pour permettre de produire l'oeuvre, ces règles sont tirées des oeuvres elles mêmes, c'est en regardant les statues qu'on trouve des règles de la statuaire.

Un art poétique est toujours postérieur aux oeuvres dont il donne la règle.

 

La création artistique est donc incompréhensible, la comprendre serait la réduire à une production dont on pourrait donner les règles a l'avance, ce serait en faire autre chose qu'une oeuvre d'art.

" Le génie est le talent ( don naturel )qui donne ses règles à l'art." Kant ibid.

 

Essai en conséquence de comprendre l'art non plus par ses causes, la création mais par ses effets, par l'effet que peut avoir l'art sur le sujet, le spectateur ou l'auditeur.

 

III LE PLAISIR ESTHETIQUE

 

Chercher la spécificité du plaisir esthétique en le comparant aux autres plaisirs.

 

1/ Le plaisir sensuel est intéressé.

La satisfaction de l'oeuvre d'art n'est pas la satisfaction d'une tendance biologique ou d'un intérêt.

On peut même dire que tout intérêt supprime la qualité artistique de ce qui génère l'intérêt: Un film porno n'a pas de valeur esthétique, une publicité qui éveille le désir de manger n'a pas la valeur esthétique d'une nature morte.

Def du sentiment esthétique selon la qualité: " le goût est la faculté de juger d'un objet ou d'une représentation par une satisfaction dégagée de tout intérêt. L'objet d'une semblable satisfaction s'appelle beau. Kant C.F.J.p.40

 

2/ Opposition du goût à l'agréable:

L'agréable est une satisfaction singulière qui se reconnaît comme telle. On peut reconnaître une généralité de l'agréable ( le sucré est généralement plus agréable que l'amer) >On ne peut lui reconnaître une universalité.

On reconnaît d'ailleurs la singularité de l'agréable: un homme qui aime les brunes et un qui aime les blondes ne vont pas discuter pour savoir qui a raison ou qui a tort. La locution correcte concernant l'agréable est: cela m'est agréable.

En opposition il y a une prétention à l'universalité du jugement esthétique On ne dit pas "une oeuvre est belle pour moi "

Jugement de Droit pas jugement de fait Il ne s'agit pas d'une universalité de fait mais d'une universalité de droit.

Une oeuvre d'art n'est pas belle parce que «  tout le monde l’aime »

La première exposition impressioniste regroupait Cézane Monet Degas etc. Les toiles furent considérées comme inintéressante par l’académie et le tout fut vendu pour un prix ridicule ( un Renoir s’achetait 31 francs et un Camille Pissaro 7f )

" est beau ce qui est reconnu sans concept comme l'objet d'une satisfaction nécessaire."

Ce qui permet de juger

- Pas la performance technique:

Une oeuvre techniquement perforamante peut-être sans intérêt ( cf musique dodécaphonique)

Inversement une oeuvre n’ayant demandé que peu de travail peut recouvrir de l’intérêt.

- Le temps

Une oeuvre d’art «  c’est ce qui a un présent » c’est ce qui est capable de transcander les effets de mode ( cf « les noces de Figaro » )

Cela n’interdit pas un jugement contemporain, cela invite seulement à la prudence.

 

" Est beau ce qui plaît universellement sans concept. "

Objection: Le beau n'est pas la seule chose qui plaise universellement: Le Bon aussi est dans ce cas. Dire qu'une chose est bonne pour nous ou en soi, cela vaut pour tous les hommes. Cependant pour savoir si une chose est bonne à une autre il y a une activité de la raison, on se forme le concept du moyen pour une fin par exemple ( la promenade est bonne pour la santé ).

De même pour savoir ce qui est bon en soi, on peut faire une réflexion pour se demander si le principe à la base de l'action est universalisable: " est bon ce qui, au moyen de la raison plaît par simple concept " c'est pourquoi Kant précise que " est beau ce qui plaît universellement sans concept ".( quantité )

 

3/ dernière formule de Kant

" La beauté est la forme de la finalité d'un objet en tant qu'elle y est perçue sans la représentation d'une fin." C.F.J p.67.

L'art a bien une finalité : Dans une symphonie chaque note est finalisée par l'harmonie totale de l'oeuvre. C'est cela qui satisfait l'entendement. cf. Leibniz: " La musique est un exercice d'arithmétique d'un esprit qui ne sait pas qu'il compte." Cependant dans les mathématiques l'harmonie a une fin extérieure a elle même: la connaissance. Au contraire dans l'art l'harmonie a elle même pour seule fin.

 

Le plaisir esthétique est donc spécifique et n'est pas à confondre avec un autre plaisir.

Autre compréhension possible par ce à quoi l'art permet d'accéder.

 

 

IV Ce que l'art révèle

 

1) Platon

 

2) Hegel:

Ex de l'Achille Doryphore représentant la hiérarchie sociale Platonicienne avant PLaton.

La philosophie est une compréhension plus adéquate de l'idée que ne l'est l'art car l'art est toujours inséré dans le sensible, seule la compréhension conceptuelle d'une réalité peut être adéquate à l'idée.

3) Heidegger

 

V L'ART ET LE SENS

 

- Art moderne peut confronter à problème resolvables par des critères esthétiques antérieurs: La valeur de l'oeuvre d'un Kandinski qui considérait une analogie entre les couleurs, les formes, et les notes d'une symphonie, peut être considéré avec les références à l'harmonie picturale.

- Art contemporain confronte à un autre problème.

Duchamp: Le Beau est mort. Renoncement à l'idée du beau, comme un succédané de l'idéalisme. Révolution de type anti-idéalisme.
Pblème: Dans le cas où le beau n'est plus une référence, quelle norme peut on avoir ? Est-il possible de distinguer une qualité des oeuvres ?

Onfray, dans L'archéologie du présent propose de passer du Beau au sens: Il ne s'agirait plus de produire une émotion esthétique, mais de donner du sens.
Permet au moins de supprimer ou d'invalider ce dont on ne peut déterminer la valeur sur le plan sémiologique, ce qui ne fait sens vers rien: Art qui confondrait la valeur esthétique avec la seule nouveauté ou la surprise.
A) invalidation de l'insignifiant

Désaveu de la simple théatralisation de la névrose:

Un des aspects de l'art contemporain consiste à confondre l'art avec la simple catharsis, sans mise en forme.
Art = exutoire psychanalytique, OK, mais tout exutoire psychanalytique est-il pour autant de l'art ?
- Transgression névrotique:

Correspond à un choc, mais ne fait sens que pour celui qui opère cette transgression.

L'activisme Viennois, avec Otto Muehl ou Herman Nitch par exemple, met en scène des transgression sexuelles ( zoophiles etc.)

Zhu Yu diffuse un repas à base de foetus. Aucun sens à part celui de vouloir choquer.

Damien Hirst photographie les morgues. Idem.

- Autisme.

De même la présentation de soi à des fins cathartique peut peut-être présenter un intérêt pour celui qui l'émet mais le sens s'abîme pour le spectateur:

Michel Gerson, par exemple diffuse sa femme avec un nounours. Pas plus d'intérêt qu'un film de vacances, ou qu'une photo de famille. Le seul sens est la prétention d'un individu à ériger sa vie en oeuvre d'art, pour se faire il ne suffit pas de la présenter comme telle.
Patrick Sorin, dans une "oeuvre" vidéo, financée par la Fondation Cartier, film son postérieur et le diffuse sur le net. Intérêt ?
Refus du kitch ou du culte de l'objet

Un art contemporain ne peut que considérer des problèmes contemporains: L'accumulation d'objets mis en scène dans un cadre artistique pouvait avoir un sens pendant une période où le culte de l'objet de consommation existait. Il n'en a plus après les 30 glorieuses, un filon épuisé ne se renouvelle pas
Par exemple lorsque Joel Hubaut accumule des objets roses cochon la pin casque etc. il reproduit les assemplage 68ards mais sans aucun intérêt nouveau.
De même des artistes qui conjuguent des compression à la manière de César ne font que reproduire une critique datée.

Refus du discours primant sur l'oeuvre.

La tendance de l'art contemporain consiste également à remplacer la richesse signifiante de l'oeuvre par un discours, ou des références implicites qui ne peuvent se passer d'un discours pour signifier quelque chose. cf. Onfray: " la tenue et la teneur d'une oeuvre résident dans la somme d'échanges qu'elle suscite a priori, sans mode d'emploi, sans décodage spécifique" ibidp. 104.

Une éducation est nécessaire pour aborder ces oeuvres, mais elle doit aussi être suffisante. Si une oeuvre demande un discours, alors elle est superflue.


B) La recherche authentique du sens

Une recherche déroutante peut au contraire se révéler riche de sens. La distinction pourrait être faite avec un art uniquement choquant ou transgressif.

Impossible de citer toutes les tentatives, mais possibilité de considérer des tentatives signifiantes, même lorsqu'elles peuvente choquer.

La réconciliation avec le corps

La plastination de Van Hagens par exemple présente des corps morts mais épurés de leur morbidité, figés dans l'intemporalité plastique.
Il ne s'agit pas d'une fascination morbide ou baroque sur la mort, comme Damien Hirst ou Grünewald (cf hosanna de la gangrène) le projet n'est pas baroque, il est plutôt épicurien dans la mesure où il réconcilie l'homme avec son corps mortel en faisant disparaître la signification corruptrice liée à la mort. Le message est que la mort existe dans la vie, qu'elle n'en est pas nécessairement la négation et que l'on peut rompre avec la fascination morbide et déprimante.

Le transformisme du corps.
Orlan filme les opérations par lesquelles elle s'implante des éléments artificiels. Elle amène à penser la possibilité d'une rencontre entre le corps et les éléments technique, à désacraliser le corps, amener une réflexion sur la possibilité d'inventer un corps, d'en être le démiurge. Amener aussi une réflexion sur la création d'une identité.

L'ironie signifiante

Consiste à effectuer des oeuvres qui par leur charge ironique renoue avec la tradition cynique. Cf. Diogène critiquant le nominalisme Platonicien en promenant un coq déplumé dans Athènes. Modalité multiple de cette ironie

Ironie scientiste: Panamarenko. Effectue un discours de physicien, un travail d'ingénieur, une réalisation ouvrière pour construire des machines qui ne marchent pas.

Ironie irreligieuse: Maurizio Catelan, (irrévérence envers autorité religieuse cf. météorite) 

Ironie signifiante pratique ce que l'on peut appeler un art oxymorique parce qu'il interroge en faisant lui aussi "les synthèses les plus improbables" mais pas dans le seul but de choquer, pour parvenir à décentrer l'individu de ses habitudes ou à désacraliser: Wim Delvoye par exemple tatoue des cochons pour décentrer l'humain par rapport à l'animal vieux procédé La Fontaine mais ici réactualisé dans une ridiculisation du piercing. Le même effectue des représentation érotiques en vitrail pour montrer ce qu'il reste encore de sacralisation implicite. En associant ce qui normalement se repousse il crée une surprise susceptible de déboucher sur une réflexion.

Publié dans Cours

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L
Ce blog est surtout un blog pédagogique destiné à aider mes élèves à préparer leur bac. Cela dit il est public alors si quelqu'un d'extérieur à des questions et que je peux y répondre, pourquoi pas. <br /> Il y a de nombreuses différences entre la position Kantienne et celle de Hegel au niveau de l'esthétique. La principale me semble être que Kant s'intéresse au plaisir esthétique qu'il veut distinguer de l'agréable, afin d'exiger un discernement art. Bien entendu Hegel s'y intéresse également, qualifiant le plaisir esthétique de désintéressé, mais dans l'optique de Hegel, la progression de l'esprit prime, et l'art devient un moment de la compréhension, que la philosophie, ou le concept parachèvera. <br /> En ce qui concerne la musique, il me semble que schopenhauer en donne une théorie qui convient à ceux qui l'apprécient: Elle offre une verticalité qui permet, pendant une forme d'extase, d'échapper à l'âpreté du vouloir vivre.
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S
Bonjour,<br /> je découvre votre blog que je trouve fort intéressant. Je désirais réagir sur un autre article mais les commentaires n'étaient pas permis ( "texte sur l'art").<br /> J'ai participé récemment à une discussion sur l'art et le jugement esthétique. Il y était opposé la vision de Kant ( le beau comme jugement esthétique) et d'Hegel ( le beau comme l'union de la forme et du contenu )<br /> J'aurais aimé connaitre votre sentiment sur cette dernière théorie, avec laquelle je ne suis pas d'accord. En effet, si elle se révèle exacte pour l'architecture, elle ne cadre pas avec la musique.<br /> <br /> Je vous prie de m'excuser si je suis confuse. Je ne suis qu'une passionnée d'art et mes connaissances en philosophie sont à mon grand regret limitées.<br /> <br /> En espérant ne pas être trop hors sujet.<br /> <br /> S
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